« What Next ? » n'est ni un aveu d'impuissance, ni une formule résignée. C'est l'étincelle de la rébellion intérieure.
On me demande souvent pourquoi ce titre, en anglais, alors que mon histoire commence à Nkongsamba et se termine à Bayonne. La réponse tient à un moment précis : une cellule du SED, l'obscurité totale, et une question qui refusait de me quitter.
Une phrase née dans le noir
Au fond des cellules sombres où le temps s'effaçait, une seule phrase me maintenait debout : Et après ? Quel est le prochain pas ? Cette question, je me la suis posée en anglais avant même de comprendre pourquoi — peut-être parce que l'anglais était la langue de ce qui restait à conquérir, loin devant moi, hors des frontières où j'étouffais.
Quand tout vous a été retiré — vos papiers d'ingénieur, votre liberté de mouvement, vos vêtements, votre dignité — il vous reste une seule chose : le choix de la prochaine seconde. What next ? n'interroge pas le passé. Il exige une réponse tournée vers l'avant, toujours.
Un mantra devenu message universel
Ce titre est devenu mon mantra quotidien pendant la traversée des vingt et un pays, dans les moments où le découragement aurait été la réponse la plus logique. Il s'adresse aujourd'hui à tous les lecteurs qui traversent une tempête personnelle, quelle qu'elle soit.
« Peu importe la violence du choc actuel, la question essentielle sera toujours : what next ? »
Ce n'est pas une question qu'on pose une fois. C'est une question qu'on pose chaque matin, jusqu'à ce qu'elle devienne une manière de vivre plutôt qu'une manière de survivre.